C’est quoi le Care ?

Le Care, c’est un peu un concept fourre-tout, qu’on ne traduit pas en français pour lui permettre de garder un peu de flou. C’est un truc qu’on ressent, quelque part entre l’attention à l’autre, le gif de chaton, l’empathie et le #soutien. On parle de care, sans trop savoir si on fait référence à l’éthique du care, au travail du care, à l’auto-support communautaire, et en faisant un peu référence à tout ça en même temps. Des fois, twitter, ça ressemble à une assemblée de sorcières féministes qui touillent des grands chaudrons de concepts théoriques. Quelle que soit la recette, on versera le résultat dans une petite fiole, posée sur l’étagère des « outils contre le patriarcat », entre les crins de licornes et les racines de Belladone.

Une fois n’est pas coutume, je vous propose de démystifier un peu tout ça, avec beaucoup de Wikipédia, une pincée d’histoire et deux doigts de théorie.

On commence par l’histoire.

La théorie du développement moral

En 1958, Lawrence Kohlberg développe la théorie du développement moral. D’après Wikipédia, « pour déterminer le stade maximal de développement moral atteint par un enfant, Kohlberg pose des dilemmes moraux, dont le but est d’amener le sujet à son maximum de réflexion éthique. » Le stade de développement le plus élevé est atteint lorsque « le jugement moral se fonde sur des valeurs morales à portée universelle et est adopté personnellement par le sujet à la suite d’une réflexion éthique ».[1] Grâce à toutes ses recherches et son travail acharné, il en conclut que les filles atteignent un niveau de développement moral moindre que les garçons. C’est statistique, c’est mathématique, c’est prouvé par la science, eh ui.

 

L’éthique du care

À ce moment-là, Carol Gilligan se dit que quand-même, c’est pas cool. En 1982, elle sort un livre, In a Different Voice, où elle revient sur cette prétendue infériorité morale des femmes. Une des grandes différences entre garçons et filles, est que les garçons ont des avis assez tranchés sur les questions posées. Il y a le bien et il y a le mal (en gros). Alors que les filles essaient toujours de trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Par exemple, elles demandent si, au lieu de faire A ou B dans la situation proposée, il se pourrait que les protagonistes de la question discutent un ptit peu, pour se mettre d’accord.

Pour Gilligan, cet écart vient non pas d’un niveau de développement moral qui serait différent, mais d’une approche des questions morales qui serait différente. Elle identifie donc ces deux approches : l’éthique de la justice et l’éthique du care.

Le principe de la justice est vu comme objectif et universel. Il s’applique à tout le monde et à toutes les situations. Il y a le bien, et il y a le mal. Le reste, on s’en tape un peu, espèce de sous-développé de la morale.

L’éthique du care, ou éthique de la sollicitude en français, est basé sur des pratiques de soin : les femmes sont amenées à prendre soin et à répondre aux besoins des autres, principalement au sein du foyer, où elles s’occupent des enfants, entretiennent la maison, et s’occupent de tout préparer pour quand leurs mari rentrent du travail (1958, okay ?). En conséquence, les femmes, et donc les filles, sont éduquées dans l’objectif de pouvoir comprendre les besoins et savoir y répondre. On leur inculque des valeurs comme le soin, l’attention, la sollicitude, la prévenance, la compassion, la responsabilité, …

Et c’est justement pour ça que, alors que les garçons apprennent à voir la société comme de grands ensembles homogènes traversant des situations comparables, les filles apprennent à observer les spécificités de la situation et des personnes concernées pour trouver la réponse qui prendra le plus soin de chaque personne impliquée.

 

Reconnaitre et valoriser le care

Cette identification des différences de points de vue est très intéressante. D’autant plus que Carol Gilligan cherche à ce que l’éthique du care soit autant respectée que l’éthique de la justice. Il s’agit d’affirmer que ce que font les femmes, c’est pas des machins sous-développés, mais bien un travail de care basé sur une pratique et un système de valeurs essentiels à notre société. Or le travail du care, aujourd’hui encore, est particulièrement dévalorisé dans notre société. On peut parler par exemple de la mauvaise rémunération des activités de soin, principalement exercées par des femmes (assistantes maternelles, infirmières, sages-femmes, …) ou tout simplement de la non rémunération du travail domestique (reproduction, éducation des enfants, tâches ménagères, …).

 

Sortir de l’essentialisme.

L’essentialisation des femmes

Une des principales critiques formulées contre cette théorie, est qu’elle peut être interprétée comme essentialiste. C’est-à-dire que, tout en cherchant à revaloriser le travail dit « féminin » et l’approche dite « féminine » qui l’accompagne, elle tend à essentialiser les rôles définis dans le travail du care. Les femmes sont vues comme prédisposées au care, tandis que les hommes sont prédisposés à être les objets du soin. C’est ce que l’on appelle le courant du care « maternaliste ». L’approche du care est basé sur une vision maternelle.

Ça implique notamment que les femmes sont plus à même de produire ce travail, parce qu’elles ont l’habitude d’être mères. Mais la comparaison va également plus loin. En particulier, parce que les bébés ne parlent pas. Quand quelque chose ne va pas, le bébé pleure. Pour répondre à son besoin, il faut tester des trucs : on lui file un biberon pour voir s’il a faim, on sniffe son cul pour savoir s’il faut changer sa couche, on calcule l’heure de sa dernière sieste pour savoir s’il faudrait le coucher, … Le bébé est complètement dépendant de la bienveillance des adultes. Et une fois que son besoin a été satisfait, il est content et il sourit. Ou il dort, ce qui peut être vraiment cool aussi. Le sourire du bébé est la récompense de l’adulte, parce que le bébé ne sait pas dire « merci ».

Appliqué à des adultes (en forçant un peu le trait pour l’exemple), ça donne qu’on n’attend pas des hommes qu’ils formulent leurs besoins, et donc que les femmes doivent deviner et anticiper ces besoins. Par exemple, elles vont cuisiner avant que leurs époux ne rentrent du travail parce qu’ils auront sans doute faim en arrivant. Ensuite, le travail du care est une évidence qui n’est pas questionnée, puisqu’il est essentiel : si tu ne donnes pas à manger au bébé, le bébé meurt. L’homme, c’est un peu pareil. D’autre part, il n’y a pas de formation au care : c’est un truc inné, comme la maternité. Les femmes l’ont dans leurs gènes, dans leurs hormones. Et on ne questionne pas du tout à quel point toute cette formation est en réalité transmises aux filles dès leur plus jeune âge. En conséquence, quand on demande aux hommes de faire quelque chose, ils sont démunis : personne ne leur a expliqué ce qu’il fallait faire. Voire même, ils ont appris à ne pas voir le travail de care et la charge mentale qui l’accompagne, puisque tout cela est « naturalisé », c’est-à-dire vu comme un truc que les femmes font naturellement. Enfin, et puisque tout cela va prétendument de soi, ce travail est invisibilisé. On ne le voit pas, on n’y répond pas et on ne le remercie pas.

 

L’infantilisation des malades et des hommes en général

À l’inverse, si on prend le point de vue de la personne qui est l’objet du care, que ce soit, un homme, un malade, un enfant, … il y a également une forme d’essentialisation à l’œuvre. Si cette personne n’apprend pas à dire ce dont elle a besoin, puisqu’on ne lui demande jamais, il est possible qu’on réponde à son besoin en étant complètement à côté de la plaque. Si une autre personne prend la responsabilité de s’occuper d’elle, cela la déresponsabilise complètement et l’empêche d’atteindre une certaine autonomie, la condamnant à la dépendance (je ne ferai pas ici de digression sur les mécanismes de co-dépendance, mais si vous voulez fouiller le sujet, c’est intéressant). C’est le fameux principe de « si tu donnes un poisson à un homme il mangera une fois, si tu donnes un homme à un poisson si tu lui apprends à pêcher il mangera toute sa vie. » Si cette personne se choisit elle-même comme responsable, il est possible qu’elle ne soit pas nécessairement la plus adaptée : au lieu de questionner quelles sont les compétences nécessaires pour aider quelqu’un, on part du principe que ces compétences sont innées et que donc la seule nécessité, c’est d’être disponible à faire du care.

 

Du coup on fait quoi ?

Les quatre éléments du care

Pour contrer cette double dynamique, d’essentialisation des femmes et d’infantilisation des hommes, Joan Tronto définit les quatre éléments du care. Le care devient une compétence, accessible à tous et toutes, qui n’est pas innée mais acquise, pour laquelle on peut fournir un « mode d’emploi » ou en tout cas une liste de bonnes pratiques, qu’il est possible de bien faire, et donc aussi de mal faire. Bref, le care c’est un peu comme les mathématiques : ça s’apprend et il y en a pour qui ça vient plus facilement d’autres, en particulier si ton environnement te pousse dans un sens ou dans l’autre selon ton genre.

Le premier élément du care, c’est l’attention. C’est-à-dire être attentif à l’autre et à ses besoins pour pouvoir y répondre. Être attentif, c’est écouter la personne formuler ses besoins, mais aussi être capable d’entendre les besoins quand ils sont formulés différemment, par exemple à demi-mots, ou de manière non verbale. Alors bien sûr, il est possible d’ignorer l’existence de certains besoins. Mais la question se pose : quand est-ce que l’ignorance est de l’ignorance et quand est-ce qu’elle est juste de l’inattention ?

Le deuxième élément du care, c’est la responsabilité. Pour apporter du soin à un problème, nous devons nous en sentir responsable. Mais il faut distinguer la responsabilité de l’obligation. L’obligation est souvent liée à des normes morales et sociales et à des rôles culturels pré-établis. Utiliser ici le concept de « responsabilité », c’est affirmer que l’on peut se demander à qui incombe cette responsabilité. Plutôt que d’avoir une femme qui automatiquement s’occupe du couple ou une mère qui s’occupe des enfants, toutes les personnes investies dans la relation de care peuvent se sentir « responsables ».

Le troisième élément du care, c’est la compétence. Pour apporter du care à quelqu’un, il faut en avoir la compétence. Cela nécessite d’abord d’évaluer ses propres capacités : est-ce que je suis la personne la mieux placée pour aider ? Par exemple, si une personne se fait harceler sur les réseaux sociaux, selon les besoins de cette personne il est peut-être préférable que je passe le relai à quelqu’un d’autre. Si cette personne a besoin d’une aide technique, est-ce que je peux l’aider à sécuriser sa navigation en ligne ? Si elle a besoin de soutien moral, est-ce que j’ai le temps et l’énergie de lui apporter ? Si elle a besoin de soutien présentiel, est-ce que je peux me déplacer jusque chez elle ? Parfois, aider sans en avoir la compétence peut être plus encombrant qu’autre chose. Dans l’exemple précédent, cela peut juste rajouter du bruit autour d’une personne qui a besoin de calme, rajouter du stress à une personne qui a besoin de sécurité et qui voit qu’on ne comprend pas nous même ce qu’on fait, rajouter de l’isolation à quelqu’un qui ne se sent pas entendue alors qu’elle pensait avoir l’espace pour être écoutée…

Le quatrième élément du care, c’est la réaction (responsiveness). C’est-à-dire reconnaitre l’existence du care et y réagir. Ça peut être un remerciement, une rémunération, un échange de service, … La réaction n’est pas nécessairement une réciprocité. Mais elle permet de formuler l’existence de la relation de care, et donc de la position des participantes. Elle permet de nommer ce qui a été fait, de reconnaitre l’effort fourni par le donneur de soin, la vulnérabilité de la personne qui reçoit le soin, les inégalités présentes dans la relation qui rendent nécessaire ce soin, et celles qui découlent de cette relation de soin. C’est important pour la personne dont le travail est considéré. C’est important aussi pour la personne vulnérable, pour qui la formulation de la relation est nécessaire pour savoir quelle est la contrepartie du soin qui lui est apporté.

 

Ce qu’il ne faut pas faire

Là, je voudrais donner quelques exemples de moments où le care échoue, malgré la bonne volonté des personnes impliquées. Ce sont généralement des situations dans lesquelles j’ai été ou que j’ai vues autour de moi. Je vous laisse deviner laquelle des 4 étapes a été sautée selon les cas. (C’est comme un QCM XD)

Quand une personne lambda se trompe sur le pronom d’une personne trans et que les potes l’engueulent pour qu’elle se corrige. Peut-être que la personne trans aurait préféré ne rien dire pour échapper au débat qui risque de s’en suivre, et à la potentielle transphobie supplémentaire qui peut y être formulée.

Quand une femme s’engueule avec un homme et que les potes arrivent en force pour l’aider. Peut-être que cette femme voulait désescalader la situation autrement. Peut-être qu’elle avait des trucs à dire et que là elle est silenciée par la prise de parole des potes. Peut-être qu’elle avait juste besoin de mettre un pain à un connard et que le pote l’a fait à sa place.

Quand une personne fait une crise de tca[2] et que tu lui prépare à manger pour être sympa. Peut-être qu’elle aimerait s’autonomiser dans sa gestion de ses tca. Peut-être qu’elle préfère rester seule pour ne pas devoir gérer de la sociabilité en plus de sa crise. Peut-être qu’elle voulait manger juste des amandes et que ton truc au quinoa, à ce moment-là, ça lui donne envie de pleurer.

Quand c’est important communautairement de parler de prévention contre les IST et que pour ça on parle des pratiques et des parties du corps en utilisant des mots hyper calculés pour inclure tout le monde. Peut-être que telle personne trans n’utilise pas ces mots là pour son corps et qu’elle va devoir se gérer une crise de dysphorie. Peut-être que telle autre personne sent bien que tu marches sur des œufs, et ça ne lui renvoie vraiment pas un truc cool sur la légitimité de son inclusion. Peut-être qu’il y a aussi des personnes qui n’ont absolument rien compris à ce que tu expliquais.

Quand tu aides un pote handi à faire des trucs parce que c’est ton pote et que ça va de soi. Peut-être que la personne handi aurait préféré que ce soit qqun d’autre qui l’aide, pour ne pas entrer dans une relation de dépendance avec ses amis. Peut-être que tu n’as pas aidé exactement comme il fallait parce que bon, tu apprends sur le tas, mais que la personne handi ne te reprochera jamais rien, de peur que tu arrêtes de l’aider.

Quand une personne va voir un gynécologue pour un check up de santé sexuelle, et que ce médecin lui prescrit une pilule contraceptive pour régulariser ses règles. Peut-être que cette personne utilise d’autres formes de contraception qui lui conviennent mieux. Peut-être que cette personne n’a pas du tout envie d’ingérer des hormones féminines et de subir les potentiels effets secondaires qui les accompagnent. Peut-être que cette personne s’en tape de l’irrégularité de son cycle.

 

Vers une éthique féministe.

Féminisme, matérialisme, intersectionnalité

Contrairement aux grands principes moraux universels de l’éthique de la justice, les féministes basent leur approche sur l’étude de la différence et de la particularité. Ce qui rend nécessaire le féminisme, c’est la séparation de la classe des femmes du reste de l’humanité, le processus de « différentiation » qui fait de la-femme un « Autre » par rapport à l’homme neutre et universel, et l’infériorisation de la position de femme qui en résulte. C’est pour cela que l’éthique féministe se base sur l’étude des différences et des particularités.

En tant que féministes, nous refusons l’universalité : nous partons du principe que les situations sont toutes différentes, que les personnes sont toutes différentes, en particulier parce que ces personnes et ces situations sont imbriquées dans des rapports de pouvoir et des systèmes d’oppression. Les solutions à apporter à chacun dépendent des multiples facteurs qui l’impactent.

Nous utilisons les outils matérialistes pour rendre possible ces analyses. C’est-à-dire que nous étudions pour chaque situation, les conditions matérielles qui ont amenées à sa formation. Ces conditions matérielles, on va les trouver en analysant par exemple si les personnes impliquées ont accès aux mêmes ressources (financières, sociales, physiques, culturelles, éducationnelles, …) dans les mêmes conditions.

Nous utilisons également les outils du féminisme intersectionnel. C’est-à-dire que nous prenons en compte la multiplicité des formes d’oppression et que nous savons que celles-ci s’articulent, non pas comme une somme d’effets, mais comme créatrices de nouveaux effets à leurs points d’intersections. Par exemple les femmes lesbiennes subissent non pas le sexisme + l’homophobie, mais une oppression spécifique, la lesbophobie, qui donne lieu par exemple aux fantasmes d’hypersexualisation, à la peur de la remise en question du système hétérosexuel basé sur l’échange des femmes, …

 

Responsabilisation

Réfléchir au care, demande de réfléchir à comment nous le faisons. À nous assurer que nous n’entretenons pas des processus de domination, que ce soit en exigeant du care des personnes minorisées (femmes, personnes racisées, …) ou en maintenant des personnes vulnérables dans une situation de dépendance (matérielle, affective, financière, …).

Le travail du care domestique par exemple, est généralement fait par les femmes, au profit des autres membres du foyer. Mais lorsque ces femmes appartiennent à des classes plus aisées, elles délèguent souvent ce travail à des femmes plus pauvres. Ces femmes plus pauvres, souvent racisées et souvent immigrées ou filles d’immigrées accomplissent à la fois le travail de care dans leur famille et dans celles des personnes aisées, souvent blanches.

Le travail d’éducation politique lui, est généralement fait par les personnes minorisées, pour qui il a été nécessaire d’analyser les mécanismes de leur propre oppression. Et nombreux sont celles et ceux qui demandent à ces personnes de prendre le temps de leur lister ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire, de leur expliquer les théories politiques, …

À l’inverse, de nombreuses institutions de soin maintiennent les personnes vulnérables dans des situations de dépendance : c’est le cas des médecins qui refusent les hormonothérapies aux personnes trans sous des prétextes fallacieux, ou de ceux qui agissent sur nos corps sans nous donner les moyens de comprendre leurs actions et les alternatives. C’est également le cas d’institutions d’aides financières qui demandent en échange de leurs services une soumission non négociable à leurs demandes.

À une échelle individuelle, c’est aussi le cas dans certaines relations abusives qui fonctionnent sur la création de dépendance affective et l’alternance de care et de privation de care. Et un peu plus largement, cela s’applique à un niveau communautaire, par exemple lorsque l’acceptation dans un groupe de support LGBT implique une censure a priori des participants, plutôt qu’une volonté de compréhension et d’explications de la part du groupe.

Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de réfléchir aux situations de care dans lesquelles nous sommes impliqués. Le care est inévitable et nécessaire. Encore faut-il qu’il soit bien fait.

 

Formation et outils

Pour sortir des travers du care, nous devons prendre conscience de nos limites et nous former. Nous devons prendre conscience de nos compétences et les transmettre. Nous devons analyser toutes nos interactions, entre individus et en tant que mécanismes communautaires. C’est la base de l’éthique féministe que de se poser ces questions et de toujours chercher à comprendre les mécanismes d’oppression et à dénicher tout ce qui les entretient au quotidien.

Perso, mon truc pour m’aider à me former et à réfléchir, c’est de brasser des références. Alors pour terminer, je vous assomme de quelques liens.

 

Sur le care et comment on l’utilise dans le cadre du Reset, hackerspace féministe (avec plein de références, de liens et de pdf dedans) :
https://wiki.lereset.org/confpses2017

Sur la charge mentale, la BD de Emma (et le reste de son blog est chouette aussi) :
https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/

Un super article (en anglais) sur comment faire du travail émotionnel en prenant soin de nous :
http://gutsmagazine.ca/emotional-labour/

L’inévitable lien vers Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_de_la_sollicitude

Sur la contre-productivité de certaines utilisations d’outils comme les « safe spaces » ou les « trigger warning » pour faire du care :
http://friction-magazine.fr/defouloir-tw-toi-meme/
https://paranormaltabou.wordpress.com/2012/12/24/safety-is-an-illusion-texte-integral/

 

 


[1] Citations tirées de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_d%C3%A9veloppement_moral_de_Kohlberg

[2] Troubles du comportement alimentaire. Par exemple la boulimie, l’anorexie, l’orthorexie, …

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